dimanche 7 juin 2009

Saltimbanque

Ta profession de foi,
tu la fais dans la rue

Saltimbanque, tu es...

Dansant, chantant
te faisant payer
pour l'amusement
que tu procures

Tu charmes les passantes
leur soutirant quelques menues
monnaies, de quoi vivre
toi et ta famille

On t'écoute, le cœur vacillant,
rêvant au prince charmant

Hiver

Période où la nature est au repos
La campagne semble morte
Les derniers vestiges des saisons passées
sont là pour en témoigner

Noire est la plaine,
le corbeau peut en parler
Il est là avec son ami le merle
que ne chante plus, se tait,
ne contemple que la morne vallée

Quand reviendra donc le bonheur
le temps de l'insouciance
éliminant la morte saison

Les arbres bourgeonneront,
les fleurs s'éveilleront
et nous seront là, avec les enfants
contemplant une fois encore
les saisons qui s'enchainent,
du temps qui passe inlassablement
jusqu'à notre mort,
c'est certain

vendredi 5 juin 2009

Indisciplinée

Indisciplinée, je voudrai me qualifier...
aujourd'hui, j'aimerai tourner le dos au passé
ne plus être la personne sage, timide,
en retrait, regardant les amis,
se faisant une raison,
être une incomprise toute sa vie

J'ai aussi compris,
que l'on pouvait par des écrits
devenir une autre, savourer des avis
se faire vôtre, l'espace d'un poème,
vous faire chavirer l'esprit

Oui, je veux être indisciplinée,
jouer la rebelle, celle du cœur et de l'esprit
à travers mes écrits

Cueillette de la fleur

A peine 18 ans,
belle et rebelle,
elle se divertit en chantant
Le jeune homme
s'évertue à contrôler
ses pulsions

Il lui adresse un sourire ...
La jeune fille lui rend
puis vient une conversation
qui au fil du temps
devient plus envahissante,
les jeunes gens sont pris
par le jeu des sentiments

Par une belle après-midi,
ils se retrouvent dans son lit
de gestes maladroits,
il effeuille la belle
puis vient la cueillette de la fleur

9 mois plus tard,
imprévu, un petit garçon né
de cette promiscuité
les noces seront célébrées
au mieux, en mai

Vibrations

Une salle, la musique
nous envahit,
nous les voyants
nous dansons

Arrive une personne sourde
Elle se tient aux murs
se sentirait elle mal ?
les gens la regardent à leur façon

Une personne, interloquée
lui dit : que faites vous ?
c'est sa façon à lui de danser
n'ayant pas la notion de musique
les vibrations,
prennent écho sur les parois,
permettant au sourd de danser,
peut être mieux que les gens
voyants, coincés dans leurs vêtements

De crépon

L'air fripon
la cotonnade laisse
la place au crépon,
tissu doux et
sensuellement léger
emportant la dame
au gré du vent

Le vêtement est cette fois-ci
plus lâche,
un col tunisien,
un décolleté entrouvert ...
anime le désir de l'homme
celui d'apercevoir, ne serait ce
qu'un instant la peau colorée
de la dame qui se laisser bercer
par l'odeur marine, et le vent

De cotonnade

Une plage, une silhouette,
une dame, vêtue d'une cotonnade
vêtement blanc évidemment
léger et transparent

On devine en la regardant
une poitrine bien formée
des hanches rondes
des jambes élancées

Léger, se faisant oublier
la dame déambule
alerte, le vent s'engouffre
s'amusant allègrement
avec la chevelure,
longue est la crinière

Quel beau paysage,
avec cette dame
vêtue d'une cotonnade