dimanche 3 mai 2009

Sincérité

L'envol des oiseaux
n'inspire
que beauté

La sincérité
de notre relation
des sentiments vrais
pas de faux semblants

Ne tournant pas
aux quatre vents
j'aimerai rester
tout le temps
en contact
par tes écrits

Chaque jour passe,
et les discours
s'affutent
les mémoires
s'agacent
de voir s'évanouir
les quelques rencontres
qui firent de nous
des complices

La sincérité
ne pouvant
se commander

Spontanée
je ries
je parle
tu me réponds
toi, l'homme
d'écoute
et de passion

Pacotille

Au cou,
le bijou
est admiré et convoité
par les amies de la dulcinée

La belle se pavane
au bras de son amant,
arborant fièrement
ce nouveau présent

Mais, le gredin
n'en est pas
à son premier essai

Sept au bras,
épanchées
adulèrent cet être
convoitant
non sans raison

De pacotille
il se sert
pour attirer,
le coeur
des belles

Ainsi, conquise
du coeur à la bourse
il s'empresse
de se servir
puis les délaisse ;
sans remords,
ni roulement
de tambour

vendredi 1 mai 2009

Promenade du printemps

Par un temps ensoleillé
une promenade en forêt
s'imposait

Les promeneurs abondaient
c'était évidemment
la saison

Les jacinthes s'étaient parées
de leur plus bel effet

Le muguet tentait
de se cacher
des mille mains
qui se précipitaient
pour l'arracher

Les champignons
s'offraient
aux premiers rayons
leurs chapeaux retournés,
laissant entrevoir
leurs pieds

Le soleil filtrait
à travers le feuillage,
tentant d'assécher
l'humus encore présent

La nature renaissait ...

Les insectes s'affairaient
aux multiples tâches
du printemps

jeudi 30 avril 2009

Complainte du pêcheur

N'ayant rien
pris de la journée
un pêcheur attendait ...

Assis sur son pliant
à l'abris du vent

Le regard perdu
au fil du courant

Il semblait
supplier ...

Venez à moi
petits et gros poissons
remplir ma nasse,
faire le bonheur
de mon épuisette.
Promis,
je ne vous ferai point
souffrir ;
je vous adorerai,
vous préparerez
avec amour.
Ainsi, vous comblerez
le pauvre pêcheur
que je suis

Au village,
je forcerai l'admiration
moi, le pauvre homme
qui ne prend jamais
rien que des bottes
et diverses choses
sans intérêt ...

Quand je pense ...

Il y a longtemps
que j'aurai dû
sans doute,
me recycler
en dragueur de fond

J'aurai pu ainsi
bâtir un empire,
une vaste maison
en revendant
mes prises
nombreuses
mais impropres
à la consommation

Furieuse envie de toi

De toi,
je voudrai
être prise

Sauvage
tel le taureau
que tu es

T'entendre mugir
aux premiers assauts

Charger,
me combler

je n'ai qu'un désir
irrépressible

Une furieuse
envie de toi

Les rapaces

Du haut de leur perchoir
ils contemplent
leur territoire

Quand vient une pauvre âme
perdue, égarée
qui aimerait
retrouver son chemin

Ils sont là
point ne voulant guider
juste enfoncer
éloigner leur future victime
des points d'attache

S'accaparer d'elle
s'en amuser
et puis la dévorer

De cet étrange festin
il suffit d'une personne
pour pouvoir échapper
à ce terrible destin

La baleine qui a bouché ...

Pas plus épaisse qu'un fil d' haricot
la baleine a filé
du balconnet
se faisant la malle,
se fichant dans les trous
du tambour


Quel vacarme !

A chaque mouvement,
le tambour semble
tressauter

Le cœur va t'il lâcher ...

En mode lavage,
ça tient bon...
En mode essorage,
la machine bondit ....
tressaille,
semblant animer
de ses dernières volontés

Vite, vite arrêtons
ce tohu-bohu !!

Fiche électrique
déconnectée
ouf !!
le silence revient ...

Appelons
le médecin...

Après annonce
d'un dépannage
forfaitaire
le docteur
déclare
rien à faire !

sinon ....
dégager
les résistances
gonflées
et les remplacer
impossible
de les remettre

Ou alors
embarquement
du dit engin
du 4 ème à son atelier ...
sans pour autant
être sûr de me dépanner.

Résigné
je lui dis
ne tentons plus rien
laissons faire le destin
il remet en place
la carcasse

Me consolant,
il me dit :
"le bruit s'estompera
au fil du temps,
la baleine explosera
et s'en ira"

Et c'est ainsi
qu'une simple baleine
a bouché non pas
le port de Paris
mais la pauvre
machine à laver
qui ne demandait
qu'à accomplir
son ouvrage.