jeudi 30 avril 2009

humeur

Telle la rosée du matin
je la voudrai légère
ondulante sur le feuillage
charmante

Telle un champs de lavande
je la voudrai ensorcelante
dépaysante
de bleu, je voudrai
qu'elle se pare
calme, elle serait

Ne changeant que
pour mieux rassurer
aimer et chantonner

Interminable journée

Le matin
c'est très court
on se lève
se baigne
s'habille
à peine le temps
de vouloir ranger
il est déjà midi

L'après-midi
plus longue
mais si courte
pas le droit de sortir
réglementation oblige
sacré arrêt ...
faut pas bouger
même si on tourne en rond
qu'on est mal dans sa tête
on doit attendre

Quand vient l'heure
autorisée
finalement l'envie est partie
on reste dans son coin
à attendre le soir
à ruminer
le passé

Le téléphone retentit
point d'ami e s
que des publicités
des sondages
sur notre vie

Soupe au lait,
on aimerai
se stabiliser

Réactive,
émotionnelle
personne ne vous
comprend plus
même le compagnon
désemparé
se prend à la tête
avec votre humeur

Du calme olympien
qui vous va si bien
on passe au rouge
vitesse grand V

On se fout de tout,
on veut en finir
au plus vite
avec les papiers

On veut tout quitter
prendre une bouffée
d'oxygène
pour reprendre goût
à la vie

Personne ne semble
vous comprendre
de rage, vous mordez
vous voulez faire
face aux difficultés
remonter la pente
qui se mue en
escalier roulant

Interminable est la journée
avec cette impression
de ne pas avancer

Brin de muguet

Un épais feuillage,
fait ombrage
en écartant un peu
on devine
les fines tiges vertes,
sur lesquelles,
en rang alterné
les clochettes blanches
s'agitent dans le vent
répandant
le doux parfum du muguet

Séduit
les passants
en achèteront
ou en cueilleront
pour en offrir
faire plaisir
ou tout simplement,
orner la table du salon

D'une beauté frêle
et innocente, les clochettes
sous leurs apparences attirantes
sont de véritables poisons
du cœur

aussi attention aux enfants
qui portent souvent
à leur bouche les petits éléments

soyons vigilant
le brin de muguet
ne fait pas tous les bonheurs
et peut même contribuer au malheur

Liaisons dangereuses

Plus âgé, plus expérimenté
l'ami ne tarde pas à devenir amant
il est secret sur sa vie
ne voulant mélanger
le quotidien et l'extra

Les sentiments ne se commandant pas
parfois tout bascule ...

un double jeu, dangereux
s'installe

La prudence est de mise
la vie réglée comme
une boite à musique

Le moindre hic
et la liaison dangereuse
fera exploser le quotidien
du couple
sans histoire

Tous sera fini
la vie calme et tranquille
comblée et chaleureuse ;
celle dangereuse et
sans lendemain

Le couple se disloquera
les enfants souffriront
le conjoint infidèle
ne sachant que faire
pour se justifier
laissera partir
son couple à la dérive

Le divorce sera prononcé
du mariage il ne restera rien
que des âmes déchirées
La liaison dangereuse
aura quand à elle gagnée
pour un temps

vécue au grand jour
elle perdra peu à peu
sa saveur et s'étiolera
comme elle a commencé

Déraison

Faisant parti de mon quotidien
l'ami jardinier
s'est attaqué à mon cœur
voulant y planter un arbre
à sentiments

Je l'ai pourtant repoussé
peine perdue, il est revenu
avec son sourire
il a su ouvrir le cadenas
de mon jardin secret
m'offrant son épaule
et devenant mon confident

Pourtant,
j'ai tenté de dresser des remparts
des herses
contre l'ami jardinier

Mais épris il l'était
et moi aussi
à son jeu
des mots
je ne pouvais
résister

5 ans durant
cette relation
où chaque semaine
je guettais sa visite

La déraison
s'est installée en moi
celle de m'offrir à lui
lui qui était déjà pris

Sage, pourtant il le fut
il n'osait détruire
ma fleur, ma virginité,
me respectant

Il préféra redevenir
l'ami,
celui qui entra
dans ma vie
en simple jardinier
et non en ami conquérant
de mes sentiments

Premiers instants

De tendres regards échangés
une complicité née
de rire en conversation
nous voilà plus proche
les mains se frôlent
les visages se rapprochent
les lèvres s'entrouvrent
le cœur bat la chamade
la tête tourne
la foudre tombe
on s'écarte,
osant à peine y croire
nous voilà tremblant
d'émotion
les yeux dans les yeux
nous nous comprenons
à mi-mot, à mi-regard
la séparation arrive
elle est douloureuse
les être énamourés
ne veulent plus se quitter
attendant l'autre,
le jour suivant
avec fébrilité
de peur de le manquer

mercredi 29 avril 2009

1er mai

Du muguet,
je voudrai
te couvrir

Des fleurs
symbole
du bonheur,
je voudrai
t'en offrir

Leurs clochettes
tinteraient
au vent léger
des défilés
du 1er mai

La clameur
scanderai
les droits
et repos
bien mérité
des travailleurs
émigrés
ou français

Et toi,
tu serais là
à me contempler
dans ton complet
tel un ange
qui veillerai
sur notre bonheur
qui s'écaille au fil
du temps

De ça,
je ne veux..

Des clochettes
je voudrai

Espérer encore
une fois les voir
être tenues
dans tes mains
me les offrant
comme
aux premiers matins