Le matin, je me lève
et déjà tu es là
à peine le petit déjeuner pris,
l'envie de t'appeler
m'obsède
d'appels en e-mail
la matinée est déjà
bien avancée...
Déjà 11h
il est temps
de préparer le repas
tu es toujours là
Midi, je passe à table
tu ne me rejoindras pas
trop loin, trop pris
je déjeune seule
avec comme compagnie
le portable, avec lequel
je converse
13h, la vaisselle
l' attention est de mise
sinon gare à la casse
distraite
le portable tombe dans l'eau
avec toute cette mousse
je ne vois rien
je vais à tâtons
jusqu'à ce que ma main
rencontre une lame
aie, ouille
c'est malin
j'extirpe malgré la douleur
le portable
il fait triste mine
je le met sur l'égouttoir
après tout, il séchera
snif, je peux plus appeler
ouf, il reste l'ordinateur
je me précipite et c'est parti
pour toute l'après-midi
19 h, déjà le soir
je dois me creuser la tête
que vais je me mettre dans le bec ?
tu est toujours là
tu ne me quittes pas
21 h, rien ne m'intéresse
sinon lire ta vie sur mon écran
23 h, extinction des feux
ça y est je te dis bonne nuit
une nouvelle fois
tu as passé une partie de ta vie
dans mon esprit
lundi 13 avril 2009
Le radis
Il est bien de sa personne
Jamais il ne ronchonne
c'est mon homme
aujourd'hui, je l'ai suivi
il était très étourdi
il a glissé sur un radis
Arrivé à hôpital,
le médecin lui a dit
quel mal vous a pris
c'est pourtant pas vendredi
13 points de suture
il a fallu
pour recoudre son ...
Ne soyez pas déplacé
ce n'était que son nez
de quoi croyez vous que je parlais ...
De son lit, il a bien maudit
le fameux radis
moi qui croyait que
mon homme était le seul
à ne jamais ronchonner
me voici bien déroutée
toute une histoire
pour un fichu radis
finalement, il en faut
bien peu, pour faire
vaciller un homme
sur un parvis
Jamais il ne ronchonne
c'est mon homme
aujourd'hui, je l'ai suivi
il était très étourdi
il a glissé sur un radis
Arrivé à hôpital,
le médecin lui a dit
quel mal vous a pris
c'est pourtant pas vendredi
13 points de suture
il a fallu
pour recoudre son ...
Ne soyez pas déplacé
ce n'était que son nez
de quoi croyez vous que je parlais ...
De son lit, il a bien maudit
le fameux radis
moi qui croyait que
mon homme était le seul
à ne jamais ronchonner
me voici bien déroutée
toute une histoire
pour un fichu radis
finalement, il en faut
bien peu, pour faire
vaciller un homme
sur un parvis
dimanche 12 avril 2009
Les caresses
Depuis quelques semaines, ton absence faisant
je m'habituais à une certaine solitude
Ma peau, ne frôlait plus l'être tant aimé
Mon corps se reposait.
Tu es rentré ...
Ta main se remit à jouer dans mes cheveux
éveillant de nouveaux mes sens
Puis descendit, sur ma peau,
cette peau endormie
qui ne mit pourtant pas longtemps
à répondre à ta demande
Les caresses, délices parmi les tendresses
cadeau offert à un être que l'on aime
Qui nous est si cher.
je m'habituais à une certaine solitude
Ma peau, ne frôlait plus l'être tant aimé
Mon corps se reposait.
Tu es rentré ...
Ta main se remit à jouer dans mes cheveux
éveillant de nouveaux mes sens
Puis descendit, sur ma peau,
cette peau endormie
qui ne mit pourtant pas longtemps
à répondre à ta demande
Les caresses, délices parmi les tendresses
cadeau offert à un être que l'on aime
Qui nous est si cher.
Espérance
Depuis le début du voyage
mon corps n'a pas arrêté d'espérer
aujourd'hui, c'est fait
on nous a appelé ce matin
c'est l'heure ...
Les espérances les plus folles
se bousculent à nouveau
dans nos têtes
combien en aura t'il ?
Finalement le maxi
nous est autorisé...
Piqûre ce soir et
dans 10 jours,
prises de sang,
juste histoire de voir
s'ils sont bien restés
et ne nous ont pas
faussé compagnie
Déjà, au transfert
un petit coquin est resté
tapis au fond du cathéter
ouf, a dit l'infirmière
il est là ! !
une manip de plus
pour l'installer,
et c'est parti ...
Nous voilà,
à présent,
mon mari et moi
à attendre encore
et toujours
que les p'tits
veuillent bien nidifier.
En espérant, que
nous aussi, nous connaissions
l'époque des couches,
biberons, nuits blanches
mais ceci est une autre histoire
L'histoire de notre vie
mon corps n'a pas arrêté d'espérer
aujourd'hui, c'est fait
on nous a appelé ce matin
c'est l'heure ...
Les espérances les plus folles
se bousculent à nouveau
dans nos têtes
combien en aura t'il ?
Finalement le maxi
nous est autorisé...
Piqûre ce soir et
dans 10 jours,
prises de sang,
juste histoire de voir
s'ils sont bien restés
et ne nous ont pas
faussé compagnie
Déjà, au transfert
un petit coquin est resté
tapis au fond du cathéter
ouf, a dit l'infirmière
il est là ! !
une manip de plus
pour l'installer,
et c'est parti ...
Nous voilà,
à présent,
mon mari et moi
à attendre encore
et toujours
que les p'tits
veuillent bien nidifier.
En espérant, que
nous aussi, nous connaissions
l'époque des couches,
biberons, nuits blanches
mais ceci est une autre histoire
L'histoire de notre vie
Tu es mon opium...
De tes regards, je me nourris
de ta lecture je me délecte
tes présences ponctuelles
créent en moi dépendance
je sombre avec volupté
dans ce breuvage
que tu distilles peu à peu
dans mes veines
et jusque dans mon cœur
Je ne manque pas un seul
rendez-vous
toujours à l'affût du moindre mot
du moindre regard
sans savoir où je vais
je mets mon être entre tes mains
que tu fascines
J'aimerai ne faire qu'un
glisser lentement
dans ton antre
m'endormir
contre ton corps
Tu es mon opium
mon parfum de peau
charnel et émotionnel
mystérieux et sensuel
de ta lecture je me délecte
tes présences ponctuelles
créent en moi dépendance
je sombre avec volupté
dans ce breuvage
que tu distilles peu à peu
dans mes veines
et jusque dans mon cœur
Je ne manque pas un seul
rendez-vous
toujours à l'affût du moindre mot
du moindre regard
sans savoir où je vais
je mets mon être entre tes mains
que tu fascines
J'aimerai ne faire qu'un
glisser lentement
dans ton antre
m'endormir
contre ton corps
Tu es mon opium
mon parfum de peau
charnel et émotionnel
mystérieux et sensuel
Plus rien à me mettre
Ce matin,
pour la énième fois
je n'ai rien
dans mon armoire
même pas une jupe
ou un chemisier
Cet après midi,
le temps est pourri
même pas envie
de sortir
la pluie ruisselle
sur les carreaux
me rappelant
que j'ai ma penderie
vide
vide de pleins de choses
que je n'ai plus envie de
mettre
Je dois me résoudre,
patienter
jusqu'au lendemain
mais que mettre en
attendant
je trouve un vieux jean
et un pull
et me voici parée
prête à sortir,
à faire la fête
Ce soir, mon ami,
m'a finalement trouvée
jolie
il n'a pas de goût
je me suis dis
c'est le même ensemble
que l'année dernière
mais finalement
même si les saisons passent
la mode aussi
les indémodables restent
et le principal s'est d'être
bien dans ses baskets
pour la énième fois
je n'ai rien
dans mon armoire
même pas une jupe
ou un chemisier
Cet après midi,
le temps est pourri
même pas envie
de sortir
la pluie ruisselle
sur les carreaux
me rappelant
que j'ai ma penderie
vide
vide de pleins de choses
que je n'ai plus envie de
mettre
Je dois me résoudre,
patienter
jusqu'au lendemain
mais que mettre en
attendant
je trouve un vieux jean
et un pull
et me voici parée
prête à sortir,
à faire la fête
Ce soir, mon ami,
m'a finalement trouvée
jolie
il n'a pas de goût
je me suis dis
c'est le même ensemble
que l'année dernière
mais finalement
même si les saisons passent
la mode aussi
les indémodables restent
et le principal s'est d'être
bien dans ses baskets
samedi 11 avril 2009
Secourue ...
Poème écrit en mémoire à une amie trop vite disparue.
A ton secours je suis venue
ne doutant pas de pouvoir
te raccrocher à la vie
Jusqu'au jour,
où t'accompagnant
le médecin confirma
le douloureux diagnostic
un cancer te dévorait
de l'intérieur
tu t'en doutais
mais ne pouvais
te résoudre
à y croire
A cette nouvelle
un mur s'écroula
tu te battis, pendant
de longs mois
puis, par une soirée d'avril
tu nous quittas
Anéantie, te cherchant
toi ma fidèle amie
tu n'étais plus
secourue je l'eus crue
mais ne m'en veut pas
la mort était plus forte
et le combat perdu d'avance
Aussi, parfois
je pense à toi
je me remémore
la complicité
qui nous unissait
je déteste ce temps
qui passe invariablement
A ton secours je suis venue
ne doutant pas de pouvoir
te raccrocher à la vie
Jusqu'au jour,
où t'accompagnant
le médecin confirma
le douloureux diagnostic
un cancer te dévorait
de l'intérieur
tu t'en doutais
mais ne pouvais
te résoudre
à y croire
A cette nouvelle
un mur s'écroula
tu te battis, pendant
de longs mois
puis, par une soirée d'avril
tu nous quittas
Anéantie, te cherchant
toi ma fidèle amie
tu n'étais plus
secourue je l'eus crue
mais ne m'en veut pas
la mort était plus forte
et le combat perdu d'avance
Aussi, parfois
je pense à toi
je me remémore
la complicité
qui nous unissait
je déteste ce temps
qui passe invariablement
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