samedi 11 avril 2009

Et c'est parti

Et c'est parti,
dans le long tourbillon de la vie
je me bats, je mords,
je hurle jusqu'à en perdre voix
cette voix autrefois si charmante et si délicate
qui se voulait ensorcelante,
oui vous l'avez eu !!
elle a fait place au feulement de la bête en détresse

Et c'est parti,
les assauts de mes ennemis
ne font aucun doute, je doit me battre
gagner coûte que coûte
arracher la victoire

Et c'est parti,
les doutes, les inquiétudes
tout cela n'est que le lot de la vie
mais lorsque la victoire retentit
l'apaisement vient
et le monde redevient beau

jeudi 9 avril 2009

Voile de sucre

Ce matin maman m’a donné 2 euros

(Eh oui l’inflation est de mise
Même chez les tisseurs de bonheur)

Afin de m’acheter un voile de sucre
Dans la bassine, ce sucre,
soufflé, s’envole
devient fileux
léger, tel une mousseline
Puis, le tisseur prend une tige,
Et tel un maître d’orchestre
Donne le la de la danse.

La danse du bonheur
du voile de sucre
De couleurs variées
Mon palais n’en fait qu’une bouchée

Vivement l’année prochaine,
Que je cours une nouvelle fois
Voir le tisseur de bonheur

samedi 4 avril 2009

Allongée

Allongée sous les arbres
je regarde les nuages passés
j'imagine des formes.

Mon regard perdu dans le vague
Je ne vois pas défiler
l'armée de fourmis
sur laquelle je suis installée
et qui doit se dire
"encore un étranger qui n'a
pas vu où il m'était ses pieds"
décidant, coûte que coûte
de gravir la montagne ainsi
poussée, les voilà
arpentant ma main, mon bras,
mon épaule...
l'arrivée sur mon cou,
procurent quelques chatouillis
au géant que je suis
m'obligeant à me trémousser
de tous côtés, j'entame
alors une danse bien singulière
décimant la troupe de fourmis,
aie, ouille, ça pique
ma position allongée est terminée
me voici debout, titubant
vociférant sous les piqûres
des assaillantes

Promis, la prochaine fois,
je demanderai la permission
à ce régiment de fortune
la possibilité de m'allonger,
à ses côtés
afin de contempler les nuages

De marbre...


En te voyant sur mon chemin
mon cœur s'est réjoui
mais de marbre tu es resté
figeant ton regard
dans le lointain
j'avais beau danser,
gesticuler, crier
tu ne me voyais pas
peu à peu mon cœur si gai
n'a pas résisté,
à présent je erre
telle une âme abandonnée
dans les méandres du passé
j'espère toujours ton regard
mais de marbre il reste
je me sens tellement stupide
je me sens affreusement seule
seule dans ce grand lit vide
et toi toujours sur ton piédestal
terriblement loin de moi
terriblement froid
de marbre tu resteras

jeudi 2 avril 2009

La main

De notre rencontre en juin,
Nul n'aurait cru à un lendemain
Si je n'avais pris ta main.

La distance faisant, notre relation avait elle un avenir ...
Mais cette main, ce lien si fragile, m'a conduite à voir
bien plus loin
Ainsi nos chemins se sont croisés
Nos destinées se sont mêlées
Nos cœurs s'embrasèrent

Aussi, l'amour n'est jamais loin et la distance, non un frein

l'ex-vedette

Elle est si seule le soir
blottie contre le comptoir

Le reflet de son image dans la glace, lui renvoie le bellâtre jadis passé.

De ses amis, ses relations plus rien n’existent que le néant.
Il se console là, tout au fond du bar, de n'avoir pas gardé son statut de star.

Privilèges oubliés, certes tout se conjugue au passé

Vivre ici et là-bas

Vivre, j'aimerai tant
retrouver la sérénité d'avant

Vivre ici
et revenir là-bas
je suis partagée entre passé et avenir

Mon cœur s'est arrêtée comme
la vieille horloge de la salle à manger
qui n'a pas vu défiler les aiguilles du temps
depuis bien longtemps

Vivre, en vivant dans le présent
parfois je me retourne
et je ressens une présence
que j'aimerai garder tout le temps

Cette présence, morceau de moi
qui me conduit inexorablement
là-bas