jeudi 2 avril 2009
Conflit de génération
ne laissant pas la place
dans les transports
mais ce n'est pas vrai
parfois les vieux
sont plus rebelles
demandant nonchalamment
au jeune : quel est ton âge ?
Et le jeune de répondre,
j'ai 15 ans.
Age de l'insouciance
du commencement de la vie
et le vieux de répliquer
"quand tu auras mon âge,
tu verras ...
alors laisses moi la place"
et le jeune s'exécute
un peu déconcerté
par tant de mépris.
Pourtant le jeune ne lui a rien fait,
il voulait juste se poser
s'étirer et se remémorer
avec tranquillité sa journée.
Le vieux, ne voit que mépris
et agacerie
il grommelle
les dents serrés
tapant le sol de sa cane
Puis, soudain l'arrêt tant convoité
arrive
le vieux, avec le poids des ans
ne peut se déplacer qu'avec
difficultés
Une sonnerie retentit
ça y est le convoi repart
mais le vieux est toujours là
il vocifère
mais cela ne fait rien
le jeune intervient
et là la magie opère
le vieux adresse un sourire
en remerciement
à la personne qu'il
avait prise quelques minutes
avant, pour un impoli.
A toi mon coeur
nous t'attendons
depuis si longtemps
A toi mon cœur
que j'aimerai te bercer
te dorloter
te chérir
t'embrasser
A toi mon cœur
que j'attends
avec le plus grand des bonheurs
A toi mon cœur
on me dit que mon corps
ne pourra pas
enfanter naturellement
A toi mon cœur
je subis avec patience
les traitements
espérant ...
A toi mon cœur
les tentatives se multiplient
mon corps fatigue
A toi mon cœur
l'espoir de te voir arriver
me tient et me maintient
A toi mon cœur
comme j'aimerai te serrer
contre moi
te voir
te protéger
A toi mon cœur
je ne peux espérer
plus grand bonheur
Etrange bête
n'ayez pas peur.
Affublée d'une paire d'yeux,
en forme de boutons de bottines,
d'un noir profond
au regard si expressif
qu'on lui donnerai sans contexte
la parole, s'ils pouvaient l'avoir
Au dessus, deux grandes oreilles,
réparties de part et d'autre du crâne
dominent à elles seules
la situation, à l'affût du moindre bruit
elles bougent et réagissent tel un sonar
Si l'on descend, nous retrouvons
toujours ces yeux si expressifs
puis un museau, avec au bout
une truffe bien noire, comme celle
que l'on trouve dans le Périgord
Le seul prix que nous lui attribuerons
c'est celui de débusquer musaraignes
et lapins cachés dans les fourrés
Un peu plus loin un tronc,
amaigri par les années,
mais toujours vivace
maintenu au sol par quatre pattes
Au bout de ce tronc,
la fin de la colonne
que nous appellerons queue
qui se dandine,
lorsque l'étrange bête
entend son nom
Son être est couvert de poils
blancs, qu'elle perd au grès des saisons
Méfiez vous cependant
Messieurs et Mesdames
au garde à vous, elle le sera
si un étrange bruit survient
Ainsi, vous verrez cette étrange bête
dont les yeux expressifs,
s'embraser
et de la gueule, les babines relevées
laisseront apparaître des crocs
bien asserrés
Le moineau des faubourgs
le moineau des faubourgs est revenu
Il chantonne à tue tête
que revienne les beaux jours
rangez les pulls et le parapluie
sortez ombrelle et lunettes
voici la douce mélodie du pierrot
du tendre moineau
bientôt les arbres seront en fleurs
et les nids, nouvelles demeures
pousseront dans Paris
Avec le printemps,
les oisillons naîtront
et la joie éclatera dans le cœur
de nos moineaux
Alors ils entonneront
une mélodie pour égayer
nos vies meurtries
par la rudesse de l'hiver
mercredi 1 avril 2009
Si confuse ...
Je me sens si confuse ...
Si ...
J'ai vu sur de nombreux sites consultés, que tu joues de la guitare, piano, mixes ...
Tu es donc une personnalité
Et moi, je ne suis que moi
Avec mes défauts
Mon enthousiasme débordant
Ma spontanéité
Ma sale habitude d'être franche
Je te parle de choses et d'autres sans pudeur ou si peu ...
Comme si..
Être ami était le seul lien entre deux êtres
Si proche et pourtant si loin
Je suis confuse ...
de t'avoir ouvert mon cœur comme on ouvre la porte
à l'inconnu qui frappe et cherche asile
Je ne t'ai pas jugé, juste écouté
Toi mon ami avec ta personnalité
mardi 24 mars 2009
Détour ne ment ...
Des tentatives, furtives
je ne m'en lasse jamais
des détours, et retours
ne ment jamais
de bras en bras
d'amant en aimant
je m'abandonne
près à tout
pour voler l'espace
d'un instant
un peu de bonheur
Voler du temps
sacrilège de l'âge
besoin de frivolité
redevenir un instant
la belle désirée
Se sentir de nouveau
aimée, et amante
détourner tout simplement
l'irrésolu course contre le temps
dimanche 22 mars 2009
Jour nouveau
Ce matin, le voici animé tel un pantin
Hier, je redoutais ce fichu moment de cette séparation, si douloureuse
Ce matin, j'ai l'impression que tu me guides
Hier, tu t'en es allée
Ce matin, je sais que tu es enfin en repos, libérée de tes souffrances
Hier, c'était hier
Ce matin, commence un jour nouveau